Morayner's Workshop

Whenever.

C’est super en ce moment. À peine quelques jours après le hacking de mon site, je rentre chez moi, la porte ferme plus, le cylindre est complètement jammé, j’appelle le serrurier, et le serrurier retrouve un petit objet dans le logement du verrou. Du repérage, sûrement, mais il faudra qu’on m’explique comment ça marche, vu que je me rends bien compte que ma porte ne ferme plus.

Enfin, voilà. Six cent balles (que j’ai pas) de serrurier – qui m’écrit un SMS ou un mail environ toutes les deux heures pour me demander quand est-ce que je paye (tiens, d’ailleurs il faut que j’appelle l’assurance) – et un passage obligatoire au poste de police histoire de signaler le truc. Parce que j’ai balayé ça de ma conscience d’un revers de la main, en premier lieu, mais au final c’est bien arrivé là d’une façon et pour une raison.

Et pour s’occuper de tout ça il faut déplacer des obligations, on prend du retard sur des trucs super importants, je dors mal, enfin c’est un enfer.

Et bizarrement, c’est ce moment que choisit l’envie de faire de la musique pour revenir. J’attrape Mama-ji – la petite short scale rouge, là – et moi qui n’arrivais plus à faire que des reprises de merde ou rejouer sempiternellement des vieilles compos depuis des mois ou des années, voilà-t-y pas qu’enfin, de nouveaux polyrythmes me fleurissent sous les doigts.

Je vais saisir cet élan pour peupler mon silence. Coudre, dessiner, créer un peu plus. Il faut que je me repose, il faut que je me calme, il faut que je prenne du temps pour moi.

Je réparerai le site après tout ça, quand j’aurai moins d’obstacles à peu près toutes les deux minutes dans ma vie et que j’aurai retrouvé une baseline, un rythme de croisière un peu sympa.

Un mois, deux, trois ? Franchement, je sais pas.

En attendant stay tuned, je sais que je dis ça depuis longtemps, mais du coup peut-être qu’il y aura du nouveau son dans pas long.

Les bisous