On teste des fonctions expérimentales, et on se retrouve avec 177 pages d’articles qui sont en fait absolument tous mes toots sur mes deux anciens comptes sur mastodon (en fait sur Pleroma), pas classés, juste en vrac comme ça, qu’il va falloir que je trouve comment ranger, ou planquer, ou effacer, je sais pas encore.
Y avait une fonction expérimentale, là, il fallait que je teste quand même ! Oui, parce qu’on croit que je suis quelqu’un d’impulsif qui détruit ses comptes sur un coup de tête et vient chialer après parce que ça fout la merde, mais c’est mal me connaitre…
D’une part, quand je détruis un compte, il y a une excellente raison derrière. C’est juste que vous savez pas. Si vous voulez savoir, vous pouvez demander.
D’autre part, je suis en fait quelqu’un de plutôt méthodique, réfléchi et chill. Qui fait des sauvegardes avant d’appuyer sur « fermer ».
Par contre, il y a un truc que je vous concède volontiers, c’est que je m’en fous pas mal de quoi j’ai l’air pendant que je suis en train de faire mes manips et ranger le zbeul que j’ai foutu en testant mes fonctions expérimentales.
Parce que vous me connaissez au-delà des apparences, n’est-ce pas? Et si c’est pas le cas, pourquoi je m’en soucierais, de quoi j’ai l’air pour des gens qui ne me connaissent pas?
Donc, voilà, si vous me suivez depuis un agrégateur RSS ou un bot du fediverse, vous venez de vous manger 175 pages de posts de sauvegardes de mastodon.
L’atelier ferme temporairement ses portes pour la durée d’un énième déménagement – mais souhaité, cette fois! – dans de plus grands locaux, plus beaux et mieux chauffés, au cœur d’une région paradisiaque!
Les projets sont donc tous en suspend jusqu’à nouvel ordre – pas trop longtemps, comme je me connais ça va vite m’énerver.
La connexion va aussi déménager, et le présent site fatalement va migrer, il y aura donc une interruption, probablement courant mars, et probablement jusqu’à mi-avril, le temps que je remonte un terminal digne de ce nom dans un coin.
Il va aussi s’agir de découvrir cette nouvelle région, d’y prendre de nouvelles (bonnes) habitudes, de m’y créer un réseau, et tout ça va me prendre du temps, de l’énergie et je l’espère beaucoup de plaisir, que j’aurai probablement moins à injecter ici.
À, disons, réalistement autour du mois de juin prochain, donc!
J’ai un certain nombre de projets sur le feu en ce moment, à différents degrés d’avancement, qui attendent tous d’être finalisés. La masse de boulot me prend beaucoup de temps et de bande passante mentale, l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai un peu laissé tomber la mise à jour de mon site depuis… pas mal de mois, maintenant.
First things first, sur la page d’accueil, dans mon encart de présentation, tu auras sûrement vu une nouvelle série de logos cliquables. L’un d’eux, la petite poupoule
Mène directement à mon tout nouveau shop – tellement nouveau que je n’ai pas encore pris le temps de lui concocter une image de bannière digne de ce nom – où tu devrais trouvoir pouver les résultats de mes dernières bidouilles quand j’ai fait du rab, ce qui m’arrive tout de même assez souvent, et / ou m’y demander de faire du rab sur commande, ce qui est tout à fait envisageable à la condition que tu réalises bien que, eh ben, j’ai toujours cinquante projets sur le feu et pas mal de limitations personnelles et mes délais sont absurdement longs. Donc, exceptionnellement, les mandats.
Dès que j’aurai terminé la rédaction de ce billet, je soumettrai à l’équipe du site une première traduction, vu que la plateforme est une coopérative elle fonctionne avec la contribution des membres.
Le site – celui-ci, le miens – attend aussi un nouvel habillage : c’est en cours de réflexion, ça va venir mais aucune idée de quand. Il y aura donc sûrement des phases de tests. En attendant, j’ai installé un plugin qui convertit le contenu des billets en format ActivityPub, donc il est concrètement possible de suivre les nouvelles publications sur le site depuis un coin du Fédiverse, par exemple depuis Pleroma ou Mastodon, deux clients permettant d’accéder aux serveurs qui constituent cet espèce d’immense réseau social décentralisé. Si tu n’es pas familier avec ces noms et ces notions, je te conseille de t’y intéresser, ce sont de bonnes alternatives, plus éthiques et respectueuses de ta vie privée, que des sites comme Facebook, X ou Instagram… Enfin, dans tous les cas, tu peux suivre l’évolution de ce site en m’y suivant avec le handle @morayner .
Ensuite, cet été j’ai appris par hasard l’existence d’une technique de tissage qui remonte à quelques millénaires, extrêmement nomade : il suffit de quelques « cartes » ou « tablettes », concrètement des carrés de bois, de corne ou même de carton de moins d’1mm d’épaisseur chacune, munies d’un trou à chaque coin. On peut attacher son ouvrage à sa ceinture puis à un pied de table ou n’importe quel poste qu’on a à portée de main. On passe les fils dans les trous, on tourne les cartes, on bloque la position en passant notre fil de trame dans la foule ainsi créée… Il n’y a pas de limites au format – sinon peut-être sa propre capacité à s’y retrouver dans les manipulations – mais le plus souvent l’ouvrage produit est une sangle, qui n’a rien à envier en solidité aux sangles nylons produites industriellement, mais les écrasent largement en joliesse. Les possibilités sont immenses, les résultats superbes et il a bien sûr fallu que j’essaye. J’ai donc passé une bonne partie de mon été à apprendre cette technique
Avec des résultats variés…
Puis finalement…
Plutôt bons.
D’ailleurs, quand je me suis fabriqué de quoi m’y mettre, j’ai fait du rab. Tu peux trouver ici des kits de 20 cartes en bouleau de 1mm d’épaisseur, cirées main à la cire d’abeille, et une petite navette dans une petite bourse (faite maison bien sûr) si t’as envie de t’y essayer.
Dans la foulée j’ai aussi crocheté une petite fleur de feu avec du ruban LED à l’intérieur, à pure fin décorative, pour la simple raison que je peux.
Bien. Et puis une fois que j’ai eu une aisance suffisante là-dedans, je me suis mise à m’intéresser aux diverses formes de métiers à tisser sur lesquelles je pourrais poser mon boulot pour être plus confortable et efficace, et finalement j’ai fait quelque chose de complètement différent : j’ai construit un métier à tisser à peigne envergeur, à partir d’un modèle sous licence non commerciale distribué gratuitement, qu’on peut monter avec des tiges rondes en bois et des pièces imprimées en 3D. Un très vieux rêve s’est réalisé, là : pouvoir produire moi-même du tissu, pour peut-être un jour produire des vêtements à partir de celui-ci, et avoir une pièce, à la fin, dont j’aurai maîtrisé l’entièreté de la production.
Dans la foulée j’ai un peu amélioré les montants du modèle pour rendre le métier moins souple dans la largeur (il se tordait quand je le déplaçais) et aussi pour pouvoir mettre une ensouple (le montant sur lequel le tissu s’enroule) plus épaisse pour qu’elle ne plie pas sous la tension, et modélisé quelques peignes d’à peu près toutes les tailles possibles qui s’y adaptent.
Ça, c’était, tu t’en doutes, un peu avant noël. Au même moment, j’ai fait une super collaboration avec Skalifrey pour une paire de costumes sur le thème « Medieval-Fantastic » : en trois semaines, on s’est retrouvés à produire un masque super complexe qui sera devenu le personnage d’Horace – sa tête est mobile sur son cou, qui comprend une ouverture pour le visage couverte par le tissu de la pièce qui lui recouvre le plastron. Skalifrey a imaginé le personnage de Horace, modélisé les bois, décomposé les bois et le crâne pour les imprimer en FDM, fait le travail de peinture et de décoration sur le crâne cornu, conçu et monté le cou, les épaules et le mécanisme pivotant en carton à l’intérieur, puis habillé l’ensemble.
Pour ma part, j’ai réalisé quelques esquisses de mon propre personnage – une guerrière beaucoup plus sobre, portant pelisse, earasaid, jupe, tunique et gants d’archer,
et j’ai réalisé toutes ces pièces du costume, des patrons à l’assemblage (les tissus et les laines étaient des « fins de stock »). À la fin il ne me restait que trois jours pour réaliser le patron, la découpe et l’assemblage de la cape de Horace, composée d’un métrage de tissu si absurde qu’il m’a fallu la découper en trois pans pour pouvoir utiliser trois tissus différents. Stressant, mais gratifiant
Phew. Ca en fait des machins. Attends attends c’est pas fini!
Quand ces costumes ont été terminés, j’ai enfin eu du temps pour jouer avec mon nouveau métier à tisser. Quelques écharpes plus loin,
Celles-ci, par exemple
je viens de finir de tisser trois tapis en coton plutôt grossiers, qu’il me reste à découper en petits segments puis à doubler de revêtement antidérapants pour les mettre dans les escaliers.
Avec l’aide de ma petite famille attentionnée
D’autres projets sont à divers niveaux d’avancement. J’ai des idées de patrons à vous proposer dans les tuyaux, notamment un patron de bleu de travail pensé pour convenir au corps des femmes, à partir duquel il me sera facile de dériver une salopette ou / et salopette-short et un pantalon de pluie pour le vélo, et un autre très important pour moi dont je préfère garder le secret pour l’instant. D’autres suivront, maintenant que j’ai pris Seamly2D en main ça va aller vite.
Et puis il y a encore ce projet de clavier split qui est pas mal avancé, maintenant : un clavier optimisé pour une disposition dite bépo, dont les deux rangs externes sont passablement baissés par rapport à ceux de l’Ergodox ou du Redox, parce qu’après bientôt deux ans d’utilisation du Redox le seul reproche que j’ai à lui faire c’est qu’il fait mal à mes petits doigts très courts.
Ce n’est pas sa forme finale – il y a un défaut d’alignement des touches à l’extérieur – mais c’est presque ça
Là, la PCB est terminée, il n’y a plus qu’à m’occuper des graphismes et à l’envoyer en production, ce qui devrait être fait dans les jours qui viennent. Ensuite il n’y aura plus qu’à la tester et écrire le driver tousse et ce clavier sera tout prêt à arriver chez vous – en passant probablement par le shop d’abord, avec quelques autres petits périphériques sexy que tu m’en diras des nouvelles, tu verras. Mais d’abord je dois boucler les projets en cours avant de m’attaquer à fabriquer du stock de périphériques, j’espère que tu comprendras.
Voilà je crois que c’est fini pour cet article-fleuve qu’est mon récap’ de la saison automne-hiver 23/24, j’espère que tu y auras trouvé ton compte et je te tiens au jus pour la suite des aventures!
Je pensais depuis un bout de temps qu’il me fallait peut-être un petit shop en ligne. Oh, pas grand-chose, il n’est certainement pas question d’en faire un métier… Mais mes expérimentations me mènent souvent à me retrouver avec plusieurs exemplaires d’un objet qui pourrait intéresser d’autres personnes, alors autant les proposer!
J’ai longuement hésité entre l’ouverture d’un petit shop sur etsy et la transformation du site pour avoir une partie commerce. Etsy, c’est les marges qui sont décourageantes, et leur changement de politique récent et les grèves qu’ils ont engendrées chez les artisans a un effet assez dissuasif. Ouvrir un commerce sur ce site, ça voulait dire encore plus de travail de maintenance du serveur, des risques accrus de sécurité – qui engageraient potentiellement un peu de liquidités en plus – et un grand saut dans le vide en terme de connaissances pratiques et techniques, parce que, eh bien, non, je n’y connais rien au e-commerce.
Et puis à force de traîner mes guêtres dans le fédiverse , qui est une fédération de réseaux décentralisés de microbloging (pensez twitter), galerie de photo (une alternative à pinterest) plateforme musicale (du genre de soundcloud) et j’en passe, qui défendent globalement les principes de souveraineté, d’auto-gestion, d’open-source et de gratuité… Et comme des alternatives viables aux GAFAM et autres institutions numériques hégémoniques. Il fallait que tôt ou tard je tombe sur une plateforme marchande en accord avec ce genre d’idéaux communistes et communautaristes.
C’est donc sur artisans.coop que j’ai fini par ouvrir mon shop. Le site est un pur produit des grèves d’etsy, dont quelques vendeurs se sont regroupés pour donner corps à cet idéal de commerce qui protégerait les artisans, valoriserait leur travail par une juste rémunération et les mettrait à l’abri d’être jamais malmenés et exploités comme ils ont pu l’être par l’un de ces géants du e-commerce. Un indice de ce fonctionnement est contenu dans son nom : il s’agit d’une coopérative, au sein de laquelle les artisans qui y adhèrent sont partie prenante aux décisions et contribuent au fonctionnement de la plateforme, peuvent suggérer et apporter des modifications. Cette juste répartition étant inscrite dans les statuts de l’organisation, des dérives telles que celles qui ont engendré les « etsy strikes » ne devraient pas pouvoir s’y produire.
C’est un modèle qui me rappelle beaucoup ceux qu’a théorisés Chomsky, et j’ai vraiment envie de croire à leur viabilité. On verra bien ce que donne cette aventure! Ce n’est pas moi qui vais le plus contribuer à faire tourner la machine : mon stock sera alimenté quand je le pourrai, peu régulièrement, avec des objets variés et changeants : un jour il y aura un ou deux claviers, deux mois plus tard un tissu tissé main, deux mois plus tard un petit truc en bois ou un patron de couture…
Mais pour que ce modèle économique alternatif, en forme d’organigramme horizontal, puisse prendre son essor et devenir pérenne, il lui faut des adhérents et des clients, donc de l’exposition. Alors, pour une fois, je me livre à cet exercice pour lequel j’ai tant d’affection : je fais de la comm’.
Aujourd’hui, c’est jour de gestion de ma présence sur les internets. Ca fait une éternité que je n’ai pas mis à jour ce site, et c’est dû tant à une année riche en évènements et tumultueuse qu’au sur-investissement de mon profil sur pleroma où j’essaye de parler de mes réalisations artistiques, artisanales et bidouilleresques, d’éviter de parler de politique, et où j’échoue lamentablement. Je vais m’autoriser à faire au moins un copié-collé par ici – je m’en tiendrai probablement davantage rigueur que vous.
Cette année, il y a donc eu du tissage, beaucoup de tissage, avec des techniques différentes, et les bricolages qui m’ont permis de m’y essayer. Il y a aussi eu une remise en jambe niveau couture, notamment avec l’acquisition de « nouvelles » machines à coudre (une Elna « grasshopper » et … quelques… Elna Supermatic en super état de marche, je pense que je vais radoter un peu à ce sujet aussi) mais aussi avec la prise en main du logiciel de couture open source Seamly2D (digne successeur de Valentina) qui avec un peu de pratique, devrait me permettre de sortir des patrons de couture à la géométrie suffisamment bien contrainte et paramétrée pour obtenir un vêtement sur-mesure parfaitement adapté juste en entrant ses mesures dans la data sheet (j’ai quelques idées d’applications sympas derrière la tête…)
L’objectif du mois de janvier est l’ouverture d’un shop en ligne – heads up pour les informations à ce sujet!
La musique et le travail du bois ont connu une grosse pause, qui n’est pas encore terminée… Mais je sais qu’ils reviendront, plutôt tôt que tard.
Quoi d’autre? Plein d’autres choses, grandes et petites, solitaires et collaboratives, que je vais couvrir dans les articles à venir.
Une fois, j’ai parlé de mon site avec des amis autour d’un apéro où j’avais amené des muffins, et l’une d’eux a dit « Il y a une catégorie cuisine dessus? Parce qu’ils sont trop bons, tes muffins, il faut que tu postes la recette! »
Alors effectivement, j’expérimente pas mal en cuisine aussi – notamment à cause du fait que je ne supporte pas très bien le sucre (entre autres aliments) et qu’il n’y a pas grand-monde qui s’est chargé d’expérimenter avec les alternatives, si ce n’est la stévia, qui est dégueulasse… Alors que par exemple le sucre de coco a un index glycémique extraordinairement bas (plus bas que celui d’une patate) et le xylitol est quasiment acalorique, en plus d’être acariogène (il ne fait pas de trous dans les dents) et vachement bon. Par contre il est mortellement toxique pour les chiens à très faible dose, donc si t’as un chien il vaut mieux juste ne pas en avoir dans ta cuisine, crois-moi.
Cependant il ne me serait jamais venu à l’idée de parler popote par ici, parce que c’est « pas très sérieux » – je veux dire, je fais ça depuis tellement toujours que ça m’a plus l’air de ressortir des tâches du quotidien plutôt que d’un « truc dans lequel j’ai des compétences » – et surtout parce que je fais des gâteaux moches. Je suis absolument capable de produire quelque chose de très joli et travaillé (j’ai notamment des photos d’un gâteau surmonté d’une décoration en chocolat peint représentant Mario, sur lequel j’ai passé quelques heures avec un cure-dent pour faire plaisir à son destinataire… je vais essayer de te retrouver ça pour la photo de couv’, tiens) mais pour moi, une fois passé l’amusement des expériences de pseudochimie culinaire, le rendu final m’importe très peu et je ne produis globalement que des gâteaux-du-weekend-de-grand-maman, cakes sans caractère, muffins bourrus, gâteaux craquelés dégoulinants de crème pâtissière et autres desserts aux fruits balancés en vrac sans soucis d’esthétique. C’est super bon, je te jure, mais c’est moche.
Le résultat est la plupart du temps « diabétique-friendly » (vérifie quand même avec ton médecin, je ne suis pas nutritionniste et je ne veux pas aggraver ton état), souvent faible en matières grasses donc « personne-sans-vésicule-biliaire-ou-avec-du-cholestérol-friendly », et très souvent compatible « paléo » un peu malgré moi mais parce que ces techniques de cuisine rendent les choses très simples quand on a plein de restrictions alimentaires… Par contre j’ai pas réussi à tout faire à la fois et c’est rarement « vegan-friendly ». J’ai essayé de trouver des substituts valables au beurre, au lait, aux œufs, au fromage… pendant pas mal d’années, mais il faut se rendre à l’évidence, ça ne fonctionne pas, ni chimiquement, ni gustativement. Cuisiner vegan et bon ne consiste pas à transposer des recettes d’omnivores vers le cahier des charges vegan, mais plutôt à inventer une nouvelle façon de cuisiner et fatalement, une nouvelle façon de faire de la pâtisserie. Quand une de mes recettes tombe dans les clous, je le signalerai avec une éthiquette histoire que tu puisses retrouver tout ça facilement, promis.
Ah et des fois j’utilise les cups comme unité de mesure, parce que c’est quand même vachement pratique. Sois pas chauvin, tu verras, c’est cool.
Donc pourquoi pas, moi je te jette volontiers mes recettes par ici, surtout le fruit de mes expérimentations à base d’alternatives sucrières parce que je me rends bien compte que ça manque cruellement sur la toile, mais pour la mise en pli je te laisserai faire, et si mes expérimentations sont vraiment trop hideuses je m’abstiendrai même de photos. À toi de me montrer quels chef-d’œuvres tu auras produits sur la base de mes brouillons!
Niveau menu (heh) on va mettre ça à la racine, je me vois mal ranger ça dans le bricolage ou le design…
La vie n’est pas un long flot continu d’expériences palpitantes et de moments transcendants – heureusement, ce serait épuisant. Il y a des périodes de flottement où on réoriente, on met en place, on reprend des forces. C’est l’une de ces périodes.
J’ai (encore!) bougé ma vie de quelques kilomètres au printemps dernier et cette fois-ci, je mets un temps fou à m’installer. Je prends un temps fou. C’est presque à croire que j’y prendrais plaisir. J’ai envie de faire les choses comme il faut, créer un espace de travail organisé et efficace pour optimiser mon workflow (bon sang, qu’est-ce que je suis en train de devenir, à déblatérer du jargon managérial honni dans mon propre sanctuaire?)
Mettre en place les espaces de travail pour concevoir mes projets est en soi un projet finalement assez imposant. Je planifie minutieusement chaque mètre carré d’aménagement, et chaque projet est bloqué par l’avancement du projet précédent qui est bloqué par quelques pièces manquantes qui sont bloquées par un budget trop serré et ainsi de suite jusqu’au Boss De Fin des blocages, qui est la survenue surprise d’un « traumatisme dû au stress de répétition », sûrement un syndrome du canal carpien ou affilié, récompense ultime du bricoleur enthousiaste qui se colle des tendinites à faire le même truc pendant 16h d’affilée parce que mais-tu-comprends-j’ai-presque-fini.
Jusqu’à ce qu’on ait réglé ce pépin, pas question de tricoter, la menuiserie il vaut mieux éviter, visser des trucs est un peu exclu et surtout, punition suprême, mes basses et moi allons devoir nous faire la gueule pendant quelques temps. Donc, pas moyen de finir cet établi, ou ce violon, ou de vous faire un album jusqu’à nouvel ordre (à moins que…). Qu’à cela ne tienne, en attendant on va repenser l’ergonomie des postes de travail – à commencer par les claviers et souris parce que mine de rien ce sont tout de même mes outils principaux et ils sont si mal foutus en l’état qu’ils m’amochent – et fignoler l’organisation des outils et des pièces – parce que mine de rien, ça aussi, ça fait partie de l’ergonomie, et puis ce sera plus agréable à l’usage de toutes les façons.
La pile de boulot va donc transitoirement changer un peu de tête et produire des travaux moins visibles; c’est le moment de faire des upgrades sur l’imprimante 3D (changer la carte-mère, lui mettre une sonde et un plateau en verre, migrer l’électronique dans un boîtier hors du châssis, lui faire un case… Rholala on va s’amuser et ça fait un peu peur en même temps), de faire un peu de graphisme, d’imprimer plein de petits machins pour accrocher des choses sur des trucs (ce moment où tu t’entends penser « Rha mais tu te rends compte les possibilités que ça ouvre en cable management? » … comment dire), de bosser la théorie, et puis de penser aux possibilités d’auto-hébergement de ce site dans une boîte à bonbons par exemple, parce que j’ai déjà tapé dans des limitations qui me collent des insomnies. Je pensais que ça me prendrait plus longtemps.
Je vous montrerai ce qu’il y aura à montrer et dans l’intervalle, soyez plus intelligents que moi, faites des pauses, prenez soin de vos mains!
Si tu te demandes ce que c’est encore que ce machin sur la photo : tu verras bien.