Bonnes gens des bricolages et du textile, vous mettriez quoi pour durcir le dos d'une sacoche de vélo qui ne serait PAS du plastique?
So far j'ai pensé à :
– du cuir (peur que ça fasse vraiment lourd) – de la toile tailleur (j'en trouve pas, et je sais pas si ça serait assez rigide) – de l'entoilage tissé (même chose que la toile tailleur, sauf que j'en trouve) – un truc quelconque tissé moi-même puis traité (mais quoi exactement?)
Je n'envisage pas le bois pour des questions de poids comme de stabilité à l'humidité.
J’ai un certain nombre de projets sur le feu en ce moment, à différents degrés d’avancement, qui attendent tous d’être finalisés. La masse de boulot me prend beaucoup de temps et de bande passante mentale, l’une des principales raisons pour lesquelles j’ai un peu laissé tomber la mise à jour de mon site depuis… pas mal de mois, maintenant.
First things first, sur la page d’accueil, dans mon encart de présentation, tu auras sûrement vu une nouvelle série de logos cliquables. L’un d’eux, la petite poupoule
Mène directement à mon tout nouveau shop – tellement nouveau que je n’ai pas encore pris le temps de lui concocter une image de bannière digne de ce nom – où tu devrais trouvoir pouver les résultats de mes dernières bidouilles quand j’ai fait du rab, ce qui m’arrive tout de même assez souvent, et / ou m’y demander de faire du rab sur commande, ce qui est tout à fait envisageable à la condition que tu réalises bien que, eh ben, j’ai toujours cinquante projets sur le feu et pas mal de limitations personnelles et mes délais sont absurdement longs. Donc, exceptionnellement, les mandats.
Dès que j’aurai terminé la rédaction de ce billet, je soumettrai à l’équipe du site une première traduction, vu que la plateforme est une coopérative elle fonctionne avec la contribution des membres.
Le site – celui-ci, le miens – attend aussi un nouvel habillage : c’est en cours de réflexion, ça va venir mais aucune idée de quand. Il y aura donc sûrement des phases de tests. En attendant, j’ai installé un plugin qui convertit le contenu des billets en format ActivityPub, donc il est concrètement possible de suivre les nouvelles publications sur le site depuis un coin du Fédiverse, par exemple depuis Pleroma ou Mastodon, deux clients permettant d’accéder aux serveurs qui constituent cet espèce d’immense réseau social décentralisé. Si tu n’es pas familier avec ces noms et ces notions, je te conseille de t’y intéresser, ce sont de bonnes alternatives, plus éthiques et respectueuses de ta vie privée, que des sites comme Facebook, X ou Instagram… Enfin, dans tous les cas, tu peux suivre l’évolution de ce site en m’y suivant avec le handle @morayner .
Ensuite, cet été j’ai appris par hasard l’existence d’une technique de tissage qui remonte à quelques millénaires, extrêmement nomade : il suffit de quelques « cartes » ou « tablettes », concrètement des carrés de bois, de corne ou même de carton de moins d’1mm d’épaisseur chacune, munies d’un trou à chaque coin. On peut attacher son ouvrage à sa ceinture puis à un pied de table ou n’importe quel poste qu’on a à portée de main. On passe les fils dans les trous, on tourne les cartes, on bloque la position en passant notre fil de trame dans la foule ainsi créée… Il n’y a pas de limites au format – sinon peut-être sa propre capacité à s’y retrouver dans les manipulations – mais le plus souvent l’ouvrage produit est une sangle, qui n’a rien à envier en solidité aux sangles nylons produites industriellement, mais les écrasent largement en joliesse. Les possibilités sont immenses, les résultats superbes et il a bien sûr fallu que j’essaye. J’ai donc passé une bonne partie de mon été à apprendre cette technique
Avec des résultats variés…
Puis finalement…
Plutôt bons.
D’ailleurs, quand je me suis fabriqué de quoi m’y mettre, j’ai fait du rab. Tu peux trouver ici des kits de 20 cartes en bouleau de 1mm d’épaisseur, cirées main à la cire d’abeille, et une petite navette dans une petite bourse (faite maison bien sûr) si t’as envie de t’y essayer.
Dans la foulée j’ai aussi crocheté une petite fleur de feu avec du ruban LED à l’intérieur, à pure fin décorative, pour la simple raison que je peux.
Bien. Et puis une fois que j’ai eu une aisance suffisante là-dedans, je me suis mise à m’intéresser aux diverses formes de métiers à tisser sur lesquelles je pourrais poser mon boulot pour être plus confortable et efficace, et finalement j’ai fait quelque chose de complètement différent : j’ai construit un métier à tisser à peigne envergeur, à partir d’un modèle sous licence non commerciale distribué gratuitement, qu’on peut monter avec des tiges rondes en bois et des pièces imprimées en 3D. Un très vieux rêve s’est réalisé, là : pouvoir produire moi-même du tissu, pour peut-être un jour produire des vêtements à partir de celui-ci, et avoir une pièce, à la fin, dont j’aurai maîtrisé l’entièreté de la production.
Dans la foulée j’ai un peu amélioré les montants du modèle pour rendre le métier moins souple dans la largeur (il se tordait quand je le déplaçais) et aussi pour pouvoir mettre une ensouple (le montant sur lequel le tissu s’enroule) plus épaisse pour qu’elle ne plie pas sous la tension, et modélisé quelques peignes d’à peu près toutes les tailles possibles qui s’y adaptent.
Ça, c’était, tu t’en doutes, un peu avant noël. Au même moment, j’ai fait une super collaboration avec Skalifrey pour une paire de costumes sur le thème « Medieval-Fantastic » : en trois semaines, on s’est retrouvés à produire un masque super complexe qui sera devenu le personnage d’Horace – sa tête est mobile sur son cou, qui comprend une ouverture pour le visage couverte par le tissu de la pièce qui lui recouvre le plastron. Skalifrey a imaginé le personnage de Horace, modélisé les bois, décomposé les bois et le crâne pour les imprimer en FDM, fait le travail de peinture et de décoration sur le crâne cornu, conçu et monté le cou, les épaules et le mécanisme pivotant en carton à l’intérieur, puis habillé l’ensemble.
Pour ma part, j’ai réalisé quelques esquisses de mon propre personnage – une guerrière beaucoup plus sobre, portant pelisse, earasaid, jupe, tunique et gants d’archer,
et j’ai réalisé toutes ces pièces du costume, des patrons à l’assemblage (les tissus et les laines étaient des « fins de stock »). À la fin il ne me restait que trois jours pour réaliser le patron, la découpe et l’assemblage de la cape de Horace, composée d’un métrage de tissu si absurde qu’il m’a fallu la découper en trois pans pour pouvoir utiliser trois tissus différents. Stressant, mais gratifiant
Phew. Ca en fait des machins. Attends attends c’est pas fini!
Quand ces costumes ont été terminés, j’ai enfin eu du temps pour jouer avec mon nouveau métier à tisser. Quelques écharpes plus loin,
Celles-ci, par exemple
je viens de finir de tisser trois tapis en coton plutôt grossiers, qu’il me reste à découper en petits segments puis à doubler de revêtement antidérapants pour les mettre dans les escaliers.
Avec l’aide de ma petite famille attentionnée
D’autres projets sont à divers niveaux d’avancement. J’ai des idées de patrons à vous proposer dans les tuyaux, notamment un patron de bleu de travail pensé pour convenir au corps des femmes, à partir duquel il me sera facile de dériver une salopette ou / et salopette-short et un pantalon de pluie pour le vélo, et un autre très important pour moi dont je préfère garder le secret pour l’instant. D’autres suivront, maintenant que j’ai pris Seamly2D en main ça va aller vite.
Et puis il y a encore ce projet de clavier split qui est pas mal avancé, maintenant : un clavier optimisé pour une disposition dite bépo, dont les deux rangs externes sont passablement baissés par rapport à ceux de l’Ergodox ou du Redox, parce qu’après bientôt deux ans d’utilisation du Redox le seul reproche que j’ai à lui faire c’est qu’il fait mal à mes petits doigts très courts.
Ce n’est pas sa forme finale – il y a un défaut d’alignement des touches à l’extérieur – mais c’est presque ça
Là, la PCB est terminée, il n’y a plus qu’à m’occuper des graphismes et à l’envoyer en production, ce qui devrait être fait dans les jours qui viennent. Ensuite il n’y aura plus qu’à la tester et écrire le driver tousse et ce clavier sera tout prêt à arriver chez vous – en passant probablement par le shop d’abord, avec quelques autres petits périphériques sexy que tu m’en diras des nouvelles, tu verras. Mais d’abord je dois boucler les projets en cours avant de m’attaquer à fabriquer du stock de périphériques, j’espère que tu comprendras.
Voilà je crois que c’est fini pour cet article-fleuve qu’est mon récap’ de la saison automne-hiver 23/24, j’espère que tu y auras trouvé ton compte et je te tiens au jus pour la suite des aventures!
Il y manque encore un stand pour la dremel et ses accessoires et un pour le poste de soudure et d'autres petits machins qui devraient pas tarder à se montrer par ici.
'Faut aussi que je mette du jaune et du rouge dans cette collection de markers je crois.
Le #bricolage du jour c'est un design hyper spécifique aussi charmant qu'inutile.
Behold! Le Support de TinyPlants de #lego dédié aux pegboards #skadis ! (oui parce que je savais pas où les mettre et elles allaient finir dans une biblio et tomber toutes les deux minutes sinon.)
Bon, comme c'est fait avec les dimensions standard lego, ça fonctionne pour n'importe quel modèle. really.
#bricolage du matin (c'est pas désagréable quand tu peux mic drop à 9:30) :
Remplacement du ventilo de l'extrudeuse de l'imprimante 3D. C'est plutôt sympa de ne plus travailler à côté d'une machine qui fait BREEEEEEEEUH toute la journée.
J'y ai spammé des connecteurs dupont au passage, comme ça quand j'aurai envie de coller des noctua dessus ça sera facile (et il restera plus qu'à changer la carte-mère et les stepper motor drivers, la foutre sur klipper et coller un petit transfo 12V->6V quelque part pour alimenter lesdits noctua pis brancher le serveur sur le GPIO pis trouver un moyen de la mettre en wake-on LAN et de la faire passer en veille quand elle a fini)
Ce folio aurait pu être terminé en deux jours… Mais je le voulais en cuir, et c’est la première fois que je travaillais cette matière. Il a donc tout d’abord fallu débattre longuement avec moi-même pour trancher la question éthique « animal ou dérivé de pétrole », puis trouver un fournisseur. Je le voulais aussi embossé, donc il m’a fallu trouver un fournisseur aussi pour le fer d’embossage. Et j’ai voulu faire au moins une fois l’expérience de l’assemblage du cuir au poinçon et couture main. Donc, bien sûr, il m’a fallu des poinçons pour le travail du cuir et des aiguilles appropriées.
Résultat, le prototypage a débuté fin janvier et n’a abouti que fin avril, et parce que j’ai galéré dans l’intervalle à mettre en place le nouveau réseau, n’est posté que maintenant, mais le voilà.
Un petit folio embossé en nubuk naturel de chèvre à double zipper,
format A5 pour le glisser facilement dans un sac, et assez épais pour recevoir un bloc de 150 feuillets. Il contient un nombre absurde d’emplacements pour du matos à dessin
nommément, cinq markers copic ciao, deux petits pinceaux à réservoir, la mini boîte d’aquarelle dont j’ai posté le template ici, une gomme, une paire de ciseaux pliables, trois fine liners (il n’y en a que deux sur la photo), un porte-mine, deux liners sepia, et trois technalo (des graphites solubles à l’eau).
Ce premier essai a un défaut : j’ai vu trop grand pour l’épaisseur du dos du folio, qui du coup, bien qu’il soit parfaitement fonctionnel en l’état, forme un pli quand il est ouvert. Moyennant révision de ce petit détail, je ferai bientôt un troisième post pour publier les templates de patron / guide pour les emplacements des élastiques à découper à la laser dans ton fablab le plus proche.
J’ai d’abord voulu le laisser souple, sans renfort, mais n’ai pas trouvé ça pratique à manipuler. J’y ai donc glissé deux petites plaques de plexi – également découpées à la laser – dont je mettrai les fichiers avec ceux du patron.
Ça commence à faire longtemps, depuis le dernier article. Deux mois et demi. Ça devenait difficile de taper au clavier sans avoir de douleurs et là, à une semaine et demie post-op’, la récupération semble carrément prometteuse. Plus de fourmis et la motricité fine restaurée. J’ai même pu désobéir un peu et sortir une volée de notes de ma contrebasse, heureuse comme une ado en train de faire le mur – même si la punition est un poil plus immédiate. C’est qu’il faut déployer des trésors de patience, et j’en retire l’impression d’être démissionnaire.
Deux mois et demi – enfin, un peu plus, ça m’a pris courant janvier – c’est aussi apparemment le temps qu’il me faut pour devenir complètement obsédée par un sujet. Cette histoire de mains m’a poussée à m’intéresser à l’ergonomie de mon poste de travail pour soulager les douleurs et préserver mon capital articulaire. J’ai donc cherché du côté des claviers ergonomiques et – horreur – c’est mon capital monétaire que les solutions « clés en main » de ce secteur ne préservent pas. Et puis – peut-être que tu en as déjà entendu parler – ce n’est pas que mes poignets qui ont des problèmes, il y a quelques temps je me suis aussi abimé l’épaule, un dommage irréversible au supra-épineux qu’il va falloir gérer tel quel, et c’est justement le bras avec lequel je fais des mouvements qui dépassent l’amplitude de l’articulation pour naviguer avec la souris à droite du clavier et force beaucoup trop l’articulation pour taper sur un clavier centré devant moi, deux mouvements absolument pas naturels qui, associés au fait que ces périphériques sont à plat sur la table, contraignant la main, le poignet et tout l’avant-bras dans un mouvement de torsion musculo-squelettique constant, produisent la recette parfaite pour les blessures de stress. Donc intuitivement j’ai cherché un clavier dont l’écartement des touches permettrait un réalignement des épaules en position neutre – logiquement un clavier split. T’as déjà regardé l’offre grande distrib’ en terme de claviers split? C’est à pleurer. J’en ai trouvé un, qui n’avait d’ergo que le nom, avec une disposition qwerty, non programmable, et qui coûte les yeux de la tête. Donc, comme à peu près à chaque fois que je veux un machin et que j’ai pas les moyens, j’ai regardé ce que je pouvais faire pour le fabriquer moi-même.
Ironiquement, je suis une joueuse de salon. J’ai certes commencé à jouer sur un clavier mécanique, quand je jouais à Duke Nukem sur les genoux de mon pôpa (t’sais, quand c’était encore un platformer 2D à défilement horizontal) et qu’il n’y avait que ça, des claviers mécaniques. La question ne se posait pas. Puis j’ai assisté avec lui au développement des joysticks, des trackballs et enfin à l’avènement de la souris, puis à l’arrivée des consoles de salon et, incidemment, des pads. Tandis que lui plongeait tête baissée dans les point-n-clicks de Lucasarts, j’apprenais à speedrunner les Sonic avec ma manette programmable sur ma Genesis japonaise moddée (c’est tellement bien, les papas nerds). Je ne suis jamais revenue au clavier. Les jeux à clavier me font chier. Quand il faut s’occuper de mapper plus d’une petite dizaine de touches, mon cerveau passe en mode « go fuck », alors j’ai grandi et évolué complètement satisfaite de mon clavier à membrane décoré au miso tant que j’avais un pad avec une réponse correcte, et benoîtement ignorante du foisonnement de l’univers des claviers mécaniques. Jusqu’à ce canal carpien.
Je n’imaginais pas non plus qu’un sujet si anodin puisse aussi être à ce point clivant. Quand j’ai commencé à chercher des infos, j’ai rencontré un mur de réactions épidermiques, allant du coût élevé de ce loisir (« les mecs qui s’achètent des claviers à 1000 balles ») au ridicule d’investir autant dans de la personnalisation, en passant par « tu vas devoir te remapper le cerveau » (pfeh.), les problèmes de bruit, puis on m’a conseillé tout un tas d’alternatives « main stream » pour mon problème articulaire… Toutes ces solutions que j’avais déjà explorées et rejetées parce que ne répondant pas à ma demande et, comiquement, parce qu’excédant largement mes moyens – contrairement aux projections budgétaires des claviers « ergo » faits maison que je me suis amusée à faire pendant quelques semaines à mesure que j’en apprenais plus sur le sujet et mes possibilités.
C’est un peu comme avec les voitures, quelque part : il y a ceux qui sont prêts à y mettre des millions pour l’allure et la performance, ceux qui sont prêts à y mettre des milliers pour le plaisir de modifier et personnaliser, et ceux, comme moi, qui choppent une Dacia parce que c’est robuste, facile à entretenir et que sans électronique embarquée, les réparations seront moins chères et virtuellement possibles indéfiniment. C’est pas chez moi que tu vas trouver du rétro-éclairage ou un set de touches à 300 balles. Sans pour autant condamner ni les amateurs de produits expressément luxueux (parce que eh, il y en aura toujours) ni les passionnés qui voient dans la personnalisation (minute étymologie) un moyen d’exprimer et affirmer leur personnalité (parce que je les comprends, je fais ça avec mes instruments de musique), je ne me retrouve pas dans leur démarche et sais pouvoir me prémunir de tomber jamais dans ce genre d’extrémités. Avec un premier build à 80 balles avec toutes les options (et encore, avec un macropad à côté), les arguments monétaires sont caduques : c’est pas parce qu’un repas chez Girardet t’endette sur dix ans que manger coûte cher (bon, manger coûte cher, mais c’est un autre débat). En prime, j’avais vu juste : ce tout petit tweak de mon quotidien a éradiqué les douleurs du supra-épineux en un mois d’utilisation (ça fait juste un peu flipper sur ce que ça implique au sujet de mon utilisation du bloc souris-clavier).
Et le voici. Si tu te demandais, après avoir lu cet article, ce que pouvait bien être cette double PCB avec sa forme bizarre, eh bien c’était ça : un clavier « split », modèle Redox, conçu par Mattia Dal Ben, qui s’est inspiré du clavier (modifiable mais commercialisé et hors de portée de mon budget, pour le coup) Ergodox.
Vous pouvez observer le macropad mal assorti à gauche et un Arduino Uno dans son boitier à droite. Le petit chat qui se demande pourquoi je veux lui prendre sa chaise n’est pas inclus dans le lot.
Le Redox est loin d’être le seul ergo split DIY open source de la communauté. Je l’ai choisi parce que sa forme me paraissait adaptée à ma demande et que le nombre de touches me rassurait pour une première transition vers un clavier réduit (il n’y a pas le numpad ni les boutons de fonction. Les claviers mécaniques sont classés en %, du 100% qui a toutes les touches au 30% qui n’en a que 30, c’est encore toute une histoire… mais beaucoup de splits ergos ont très peu de touches. Si tu veux tripper cherche « manuform ») – mais mon anatomie est différente de la tienne et c’est pas forcément celui qui te conviendra le mieux. Si tu veux te lancer là-dedans, je te laisse faire ton propre voyage initiatique, il t’emmènera pas au même endroit que moi.
Pour ne pas se retrouver avec un clavier à dix mille millions de dollars, c’est en fait assez facile. Voilà ce que moi j’ai fait dans ce build :
j’ai acheté la PCB chez le revendeur désigné par le concepteur du clavier; de cette façon un pourcentage de la vente rémunère sa conception.
Elle m’a coûté 25 balles et c’est assez incompressible, mais… Tu peux aussi ne pas le faire. Tous ces claviers qui sont open source, il est possible (et c’est même assez facile) de les souder à la main avec du bon vieux fil. Si tu suis le lien du Redox plus haut, tu vas tomber sur Github et une explication super détaillée de comment monter ce clavier dans sa version PCB comme soudée à la main.
j’ai pris un pack de ‘switches’ pas cher
Avec le set de ‘keycaps’ (les touches), c’est ce qui fait très vite monter les prix sur un clavier mécanique. Il y a pourtant des marques (comme outemu ou gateron) qui sont tout à fait valables et coûtent de 2 à 20 fois moins cher que les « haut de gamme ». J’ai pris des Akko, j’en ai eu pour 20 balles – avec tous les interrupteurs suffisants pour le macropad à côté. J’ai pris des linéaires et si je devais le refaire je prendrais des tactiles – mais c’est aussi pour ça que c’est important de ne pas se faire un premier montage super onéreux : on sait pas trop ce qu’on aime ni de quoi on a besoin. Il faut expérimenter.
j’ai imprimé le boitier
Il y a des vendeurs qui proposent des PCB super complexes et des boitiers prêts à l’emploi en polycarbonate ou en acier brossé. Évidemment ça fait grimper les prix. La plupart des claviers open source que tu trouves sur Github ont un fichier d’impression 3D du boitier ou un fichier contenant la disposition des touches à partir duquel tu peux faire le boitier. Le Redox en a plusieurs, et j’ai modifié le mien pour qu’il soit adapté à une sortie USB-C (je vais pas poster ça sur thingiverse mais si t’en as besoin fais signe – Edit : en fait si je l’ai posté sur thingiverse. Ainsi qu’une version avec tenting intégré. Enfin, plusieurs versions avec plusieurs degrés de tenting). Si tu n’as pas d’imprimante 3D tu peux toujours aller à ton fablab le plus proche, et si tu sais pas faire tu peux demander, quelqu’un t’apprendra c’est à ça que ça sert. Sinon il y a des services de commande en ligne… Le coût? environ 140g de filament… donc, je sais pas, 6 balles?
j’ai pris un set de ‘keycaps’ assez générique et pas cher
Là-dedans aussi il y a des gens qui investissent parfois plusieurs centaines de francs, mais tu peux aussi trouver des sets complets à 10 balles. J’ai pris un set « ergo » à 23 balles et c’était pas une bonne idée. Le Redox, avec sa disposition un peu particulière, prend 6 touches de format 1.5U et 10 de 1.25U. Un set normal contient peut-être trois 1.5U et quatre 1.25U. Mon kit ergo était fait pour un Ergodox, qui certes ressemble au Redox mais avec des touches 1.5U à la place des 1.25U. Donc il me manquait 10 touches et j’en avais plein en trop.
Du coup, j’ai modélisé un petit générateur de touches et quelques touches « toutes prêtes » en diverses tailles standards pour les imprimer directement en 3D, et problème réglé. Elles sont là. En les ponçant un peu (d’abord avec du papier à poncer de grain 40 puis jusqu’au 120 c’est largement suffisant), elles sont honnêtement super agréables. Tu peux aussi les imprimer directement en résine et là, pas besoin de post-traitement.
Si c’était à refaire, je prendrais un kit standard que je complèterais avec mes touches imprimées en 3D. Toi, tu peux faire ça, ou si pour toi les légendes c’est juste pour faire joli, t’imprimer le kit complet en 3D (et éventuellement me payer un café, regarde j’ai fait un bouton pour le café! Je te le mets juste en-dessous), ou compléter avec des « modifiers » tout faits.
Si tu veux soutenir mon travail, tu peux me payer un café ici
Merci beaucoup!
Et enfin j’ai pris un contrôleur ATMEGA32U4 à 6 balles.
On en parle un peu plus bas.
Verdict
Clairement, ma plus grosse inquiétude était de ne pas réussir à me faire à la disposition ou de le trouver inconfortable et d’avoir fait tout ça pour rien. Pour me situer un peu, j’ai des années de frappe au clavier et à la machine à écrire (je les collectionnais, même, il y a comme un thème), une formation de dactylo et fatalement une vitesse de frappe « à l’aveugle » assez au-dessus de la moyenne. J’ai perdu mon 84WPM (français, préop’, avec tunnel carpien). Mais à un mois et demi d’utilisation de ce clavier, et une semaine et demie post-opératoire au moment où je tape ces mots, je fais un score de 59WPM sans regarder mes mains ou le clavier. La plupart de mes erreurs sont aux accents : leur position change quand même beaucoup par rapport à la disposition QWERTZ d’un clavier du commerce. Je pense que nous les francophones, et peut-être à plus forte raison les suisses, sommes super désavantagés quand il s’agit de s’adapter à ce genre de dispositions justement à cause de notre usage intensif des accents. La disposition de base du Redox quand on le met en fonction pour la première fois est assez ingérable pour nous. J’ai un peu modifié la mienne, c’est plus confortable et j’ai récupéré les brackets et le backslash, c’est un peu compliqué de coder sans ça. Si tu la veux fais signe, je partage volontiers.
Les touches qui demandent la plus longue réadaptation sont certainement celles du pouce, en particulier espace et entrée qui sont côte à côte. Mes interlocuteurs ont été des parangons de patience avec moi qui validais l’envoi de mes messages à chaque mot pendant une bonne quinzaine de jours. Des bisous. Je vous nem.
Au-delà de l’adaptation à la nouvelle disposition, le clavier est vraiment confortable et je sens une vraie amélioration au niveau des douleurs du poignet et de l’épaule. La disposition physique des touches est intuitive et fluide, la main ne fait quasiment aucun mouvement même en utilisant la totalité du clavier. Il y a une ou deux semaines d’adaptation musculaire : je ne sais pas si tu as remarqué mais contrairement à ton clavier standard, les touches du Redox ne sont pas décalées les unes par rapport aux autres. Ergonomiquement, c’est mieux. Ça permet d’éliminer la torsion des doigts au passage. Par contre c’est une vraie rééducation qui nous égare un peu et cause des courbatures. En particulier au niveau du C, si comme moi tu as fait de la dactylo. L’idéal serait presque de passer directement à une disposition bépo, mais personnellement je n’avais pas envie de complètement perdre mes réflexes vis à vis de la disposition classique.
Idéalement, il faudrait taper sur ce clavier incliné pour remettre le poignet en position neutre, comme les épaules. En anglais, on appelle ça « tenting », s’il y a un terme francophone je ne le connais pas. Je suis en train de modéliser un support avec un système de crémaillère, je ferai suivre dès que ça sera prêt.
Le point de l’ATMEGA32U4
Le dernier tout petit détail qui a fait définitivement pencher, que dis-je, renverser la balance en faveur du clavier DIY et au détriment du clavier du commerce, c’est son fonctionnement. Le Redox, comme la plupart des autres claviers open source, est basé sur le firmware QMK, et ce firmware (intégralement open source) tourne sur un petit Arduino. Ce que ça implique concrètement pour quelqu’un qui ne s’intéresse pas beaucoup à l’informatique et au tinkering, c’est la possibilité de charger directement dans le clavier (c’est-à-dire que ça va rester si on le branche sur un autre ordinateur) plusieurs dispositions différentes, notamment par exemple des raccourcis clavier. Ça peut être cool si tu utilises souvent le même programme et dedans, beaucoup les mêmes raccourcis. Plutôt que d’appuyer constamment sur ctrl+z, tu peux dire à ton clavier que cette fonction est déclenchée par seulement un long appui sur la touche « z ». La version « débutant » de QMK propose 15 dispositions différentes pour ton clavier (en comparaison les claviers mécaniques tout montés super chers de gamers proposent six touches programmables…), et tu peux passer de l’une à l’autre en appuyant sur une touche. Pour des trucs comme le graphisme, l’édition vidéo ou le mixage, je te laisse imaginer le bonheur. Pour le gaming ça doit être pas mal aussi, d’autant que chaque moitié de clavier peut fonctionner en standalone. Donc si tu veux trouver un de ces claviers à faire soi-même et qu’on peut régler comme on veut, le plus simple est d’inclure « QMK » dans ta recherche, ou de consulter directement la liste des claviers supportés sur leur site (bon courage, il y en a quelques uns).
Pour ceux qui bidouillent un peu en info : c’est un contrôleur de 70 touches arduino-based. Qui ne fait pas de ghosting. Et c’est là qu’est la faille de ma personnalité : il va falloir que je teste. Beaucoup. Fonctions et facteurs de forme. Et je ne parle pas de monter cinquante variantes de claviers avec des touches de couleurs différentes.
En résumé:
Si c’était à refaire? Ben, je ne changerais pas grand-chose, je mettrais plutôt des switches tactiles, et c’est ce que je vais faire pour le clavier du salon, en version bluetooth, te dire combien le setup me convient.
Si tu veux discuter matos et specs, si tu veux en monter un et me montrer comme il est beau, si tu veux t’en faire un mais que tu sais pas comment faire, ou si t’en veux un mais t’as vraiment trop la flemme et tu voudrais que je le fasse moi, viens, on en discute!
Du coup, je peux rajouter la compétence « fabriquer des claviers » à ma fiche de perso. et pour la mettre à profit, ces prochains temps, je devrais te parler de choses excentriques à base de switches, d’e-ink, de Plover et de boules de billard. Et je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. Histoire d’être un peu raisonnable avec cette convalescence, quand même.
J’avais sept ans le jour où on m’a mise dans une salle pleine d’instruments de musique avec d’autres enfants et qu’on m’a dit « choisis ton arme ». Les autres se sont dirigés assez naturellement vers les instruments qui ont une aura de rockstar, guitare ou batterie. Moi je suis allée droit vers la basse. Je ne me suis pas rabattue sur cet instrument par dépit parce que les autres étaient pris; je l’entendais à travers mon corps, pas mes oreilles. Je pouvais la sentir. J’ai été conquise.
J’avais encore sept ans lorsqu’on m’a offert ma première basse. J’avais accroché tellement fort que la question ne s’est pas posée longtemps. C’est sur un marché aux puces qu’elle m’a trouvée. Je n’ai jamais réfléchi à la pertinence ou non de baptiser un instrument de musique, à ce que ça signifiait, à la symbolique derrière le nom choisi. Il s’est juste imposé à moi parce que c’est ce qu’elle apportait dans ma vie. Joy était objectivement une « pelle », un instrument bas de gamme, une Cyclone d’EKS, une obscure marque japonaise, du milieu des années 80. Elle avait des spécifications assez uniques, cependant : probablement issue de reliquats d’une chaîne de montage de guitares, la tête du manche avait ce profil étroit typique des Jackson, le manche fin un profil « slim tapper » plutôt rarissime sur le marché à cette époque, le frettage extrêmement bas et la touche en palissandre était d’une précision surprenante. Le corps avait bel et bien un profil de P-Bass, mais les cavités des micros étaient taillées pour une paire de Humbuckers de type Les Paul… Un bassiste professionnel de ma connaissance s’était épris de l’instrument et m’avait dégotté une paire de ‘buckers bobinés sur mesure pour ma bête, si bien que je ne me souviens plus de son son originel, mais de cette voix équilibrée et précise, plus claire que celle de la plupart des basses, qui me hante encore à ce jour. Joy chantait, donnait voix à mes émotions, et a sans doute contribué largement, avec son profil atypique, à ce que je développe un style de jeu tout aussi atypique.
De temps en temps, elle était en rade. De toute évidence, de temps en temps, tous les instruments sont en rade. Il fallait régler le manche, refaire les soudures, nettoyer la touche, bref, la faire passer en révision. Ces quelques heures ou jours où elle se retrouvait « sur le bench », c’était comme si un de mes proches était sur la table d’opération pour une chirurgie lourde. J’avais peur, elle me manquait, j’étais inconsolable. J’ai donc craqué ma tirelire de préado pour lui acheter une seconde, juste pour ça, pour les moments où elle était en rade. Une Squier japonaise de 84 plus qu’honorable, mais un peu abimée par son précédent propriétaire, à laquelle j’étais loin de vouer la même déférence qu’à Joy, et qui s’est vue affligée du sobriquet de « butoir de porte ». Je ne l’aimais pas beaucoup, mon jeu avait déjà été passablement formaté par le manche particulier de Joy, et le profil Fender, « fat » s’il en est, avec ses grosses frettes et son sillet tellement large et ses cases immenses, me paraissait injouable. Elle est donc restée là en réserve avec sa peinture craquée, jusqu’à ce que je la prête à une connaissance qui me l’a rendue des mois trop tard avec le sillet pété et le manche fissuré, puis elle est restée là à faire butoir de porte avec le sillet pété et le manche fissuré. La pauvre.
Après vingt ans de loyaux services, Joy s’est mise à sonner faux. Quelqu’un a tenté de décoller sa touche à l’aide d’un tournevis et me l’a laissée comme ça, avec cette pièce de palissandre voilée et un jour de quelques millimètres entre le manche et la touche, à la hauteur de la tête, impossible à jouer. J’étais anéantie. J’ai couru chez un luthier, qui m’a répondu que l’investissement n’en valait pas la peine et qu’il fallait que je me trouve un nouvel instrument. C’était un peu comme si un véto m’avait dit « oui, c’est votre compagnon, ce chien, mais il n’a pas de pedigree, ça vaut pas la peine de soigner un bâtard »…
Alors j’ai décidé de la réparer moi-même. Et de réparer le butoir de porte, dans la foulée.
Après décapage et ponçage, sans surprise, la Squier s’est révélée être un corps de frêne massif en trois panneaux. Là encore Joy m’a réservé des surprises… Impossible d’identifier son essence, un bois clair veiné de rose très vif, lourd et très dense, qui prend une jolie teinte caramélisée une fois verni. Deux ébénistes sont restés aussi perplexe que je le suis; vu l’origine géographique de l’instrument, le plus vraisemblable semble être du Sen.
Le corps de la Squier était franchement dans un état parfait, sous ses éclats de peinture et une couche absurdement épaisse de primer synthétique. Ça aurait été dommage de ne pas mettre en valeur ces veinures très prononcées, elle a donc hérité de quatre couches de teinture noire poncées, puis d’un vernis mat.
Le boulot sur Joy a été un peu plus délicat. Le ponçage a généré un éclat près de la poche du manche, qu’il a fallu précautionneusement re-sculpter. Quant à la peinture, le projet était un peu plus…
… Personnel, précis et compliqué.
Peinture et vernis mat sont du PU bicomposant, le design a été transféré au papier carbone puis peint à main levée, les tranches puis le vernis appliqués à la main également. Il y a une dizaine de couches de peinture successives, puis une dizaine d’autres de vernis.
Les deux manches d’origine étaient fissurés, éclatés, décollés, voilés… Après tant de mauvais traitements, j’ai décidé qu’elles en méritaient des nouveaux. La Squier a hérité d’un manche en érable avec touche de palissandre et un profil Fender classique. Pour Joy, j’ai décidé de sauter le pas de la fretless, avec un manche en érable avec une touche en ébène avec deux tiges de renfort en graphite histoire de ne pas la rendre plus légère, et en forme d’hommage à ses origines, un profil « slim tapper » et un sillet étroit.
Bien sûr, toutes les deux ont eu droit à de nouvelles mécaniques et un nouveau jeu de micros : une paire de Seymour Duncan super agressifs pour la P-bass, histoire de lui donner une bonne attaque et un son clair qui claque bien, et pour Joy une paire de humbuckers sur mesure bobinés main, bien équilibrés, pour un son rond et clair proche de l’original. Pour cette dernière, je n’ai pas réussi à me décider entre un montage en série et un montage en parallèle, je l’ai donc équipée de potards « push-pull » pour pouvoir faire les deux, et je lui ai mis des cordes ‘nylon wound’ pour arrondir encore les notes et lui donner un caractère proche de celui d’une contrebasse.
Au final, le ‘butoir de porte’ se retrouve avec un look un peu glam, plus brillant que ce que j’imaginais au départ mais franchement sexy – et un nouveau nom un peu plus à la hauteur de ce qu’elle dégage avec son nouvel habillage et son son de hache de guerre : Mór-Ríoghain prend sa place auprès de mes autres déesses dans mon petit panthéon perso
Quant à mon premier amour, qui n’a désormais plus rien d’une pelle mais tout d’un bateau de Thésée, elle pourrait difficilement être plus proche de la basse de mes rêves…
Et si entre nous c’est toujours Joy que je joue, officiellement elle s’est vue affublée du petit sobriquet de ‘Meta’, petit mot d’esprit de nerd de l’étymologie qui lui sied à ravir:
Élém. tiré de μ ε τ α ́ prép. et adv. gr. «au milieu (de), avec, après», entrant dans la constr. de nombreux mots sav. dans lesquels il exprime la succession, le changement, la participation. Les mots constr. sont le plus souvent des subst. qui peuvent générer des adj. dérivés.
Pour les curieux, la molécule qui s’étire entre les potards de la demoiselle est la formule chimique de la mélatonine, l’hormone du sommeil, et le texte sur la courbe d’aisance dit « You know about the fire people carry inside, don’t you? »
A été un projet franchement rigolo à réaliser. Chantier habité, il a fallu moduler constamment l’agencement de mon logement en fonction de son évolution. Poutres et solives sont fixées avec des sabots. Il a fallu composer avec un radiateur sur le chemin de deux pieds.
J’ai découpé solives et poutres à la main, sur la terrasse de l’appartement au début d’un hiver relativement rigoureux, il a parfois fallu composer avec la neige. C’était sportif et plutôt fun. La quasi-totalité des mesures et du montage ont été faits « à l’ancienne », avec des outils manuels. J’ai simplement laissé tomber à mi-chemin du vissage des solives pour adopter une visseuse sur batterie, sur exigence expresse de mes poignets. Le cadre de lit est un cadre préfabriqué dont j’ai simplement coupé les pieds pour l’intégrer directement à la structure de la mezzanine, pour un look un peu différent et pour avoir une tête de lit, et surélever légèrement le matelas. Le sommier vient également d’un magasin.
Le plafond était plutôt bas, pour avoir du confort dans l’espace de couchage j’ai pris mon parti de créer un espace bas de plafond pour le salon, et finalement cette répartition 1.30 dessus – 1.30 dessous s’est révélée convenir parfaitement à mon instinct de terrier – et correspondait pile poil aux dimensions des bibliothèques. J’ai intégré une double prise de chaque côté de la tête de lit pour brancher lampes de chevet, liseuses et autres gadgets électrifiés, histoire de ne pas avoir à tirer des rallonges et des multiprises dans tous les sens.
Le projet était de finalement intégrer une sorte de volet à la partie supérieure pour pouvoir la fermer à l’envi.