En vrac #21

Ces canards dans La Petite Sirène de Disney.

trois canards avec des têtes de daffy duck mal faits sur des corps de canards traditionnels regardent Ariel et je sais pas comment il s'appelle machin se rouler des pelles avec des grands sourires de guédros

(non je regardais pas le film, juste une analyse du film)


Il y a un studio dans le sous-sol de mon père. Pas un home studio, un studio. Il est très orienté mastering, du coup je ne vais pas pouvoir récupérer grand-chose dedans, ça ne fait pas vraiment partie de mon champ de compétences… J’en reviens pas d’avoir dû attendre qu’il ne soit plus là pour découvrir cette pièce, moi, sa fille musicienne qui a un home studio orienté compo dans mon grenier. J’avais jamais vu que sa cuisine. Il avait un établi dans sa cave, aussi, un bel établi presque neuf pour le travail du bois. C’est moi qui vais le récupérer, parce que je suis la seule à travailler le bois. On avait tellement de choses en commun qu’on aurait pu partager, mais tout m’est demeuré caché. Quel dommage qu’il ne m’ait pas transmis de quoi avoir besoin de son matos…

C’est comme si je faisais quelque chose de sale d’en parler maintenant, comme si je trahissais un secret. Et ce qui me reste de famille étendue découvre, un peu stupéfaite, à quel point j’étais tenue à distance. Je ne le prends pas trop personnellement. C’était un gars comme ça. Je ne le prends pas trop personnellement, mais c’est quand même à moi que ça fait mal. Il m’en avait parlé, de son isolement, de combien c’était compliqué de laisser entrer les gens. Il me disait admirer tout ce que je faisais, mon courage. On a eu cette conversation deux, trois semaines avant, il a pris de l’élan pour s’ouvrir un peu, il a prévu de faire un concert, et puis il est mort avant le concert.

« Il est jamais trop tard pour bien faire », disait Erin. Sauf que des fois, si. Et j’ai l’impression de trahir quelque chose en le disant. Tout ça me remue profond au niveau de mon identité, mais exacerbe aussi violemment toute la douleur cumulée de ces relations plus ou moins intimes où j’ai eu l’impression de ne compter pour rien. Tout ça me révolte l’inactivité musicale un grand coup, me rappelle à l’urgence de composer, à mon besoin, à mon plaisir, à ce qu’il signifie pour moi. Tout ça m’intime impérieusement d’être plus qu’un cri sur internet. Je veux que les gens qui comptent voient mon studio. Je veux que des gens comptent assez pour voir mon studio. Et pour l’utiliser avec moi, de préférence.

Un jour, c’est moi qui vais canner, et à ce moment-là je veux pas avoir arrêté de faire de la musique parce que j’étais trop occupée à être triste et à stresser. Je sais que je suis exigeante envers moi-même. Je sais que je fais tout de même beaucoup de trucs, plus que lui apparemment, et propres à susciter sa fierté – donc probablement que je peux en être fière, moi aussi. Je sais que c’était difficile, ces derniers temps, vraiment difficile, et que je ne pouvais tout simplement pas jouer, concrètement. Je ne suis même pas encore complètement remise. Mais ça fait longtemps que c’est difficile, et c’est pas une bonne raison pour se priver de kiffer, de partager, de ressentir et créer de la joie.


Premier jour sans aucun accident ! Les problèmes d’alimentation réglés, Banshee a pris le chemin de la propreté comme une fusée ! (avoue, tu croyais que je parlais d’élec)


Aujourd’hui j’ai découvert Nuclear qui est grosso modo un agrégateur musical open source, ça a l’air de fonctionner pas mal mais je sais pas quoi en penser, y a de l’intégration IA (optionnelle) et je suis pas sûre du rôle que joue l’IA dans le fonctionnement du programme ou qu’elle a joué dans l’élaboration du code-source… Par contre sur le site de présentation il y a un carrousel avec des commentaires des utilisateurs et il est priceless.


Vous vous souvenez de Nicolas Bras ? Ce mec qui conçoit et fabrique des instruments à base de matériaux cheap et / ou de récup’ comme des tendeurs, des tuyaux en PVC et des pièces de vélo ? Ben, il a ouvert un petit shop et il y propose – entre autres – un STL d’ocarina gratos (pour imprimer en 3D, donc)

C’est un petit print, c’était une bonne occasion de liquider tous mes fonds de bobines de PLA (enfin, pas tous, il m’en reste, je vais pouvoir faire deux ou trois ocarinas) et j’ai sûrement chié la version la plus laide possible de l’objet, ça a même pas fait les dernières couches comme y faut, mais je confirme que ça sonne pas mal.

, , ,
Fediverse reactions

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *