Quoi ? J’t’entends pas, j’ai du Melt Banana dans l’oreille
Dude…
moi : Esb ?
Esb dans le lointain : Oui ?
moi : C’est la pire LAN party de ma vie.
Esb *descend lentement et dramatiquement les escaliers, s’arrête dans les dernières marches, me regarde fixement* : Moi aussi. Je dois utiliser une trackball.
Découverte du jour : « Who has the biggest sound? » de Paul Dolden. Ça gratouille bien agréablement là où il faut. Un joli soundscape rigolo et très foisonnant. Attention, cela dit, c’est de l’écoute active, et ça va pas plaire à tout le monde.
Olalah y a ce mec qui a fait une p’tite board pour permettre d’utiliser un certain nombre de displays e-ink avec une faible latence comme de vrais moniteurs et non seulement il a publié sa PCB en open source mais en plus il a pondu un document hyper détaillé avec son build mais aussi deux ou trois autres projets similaires et toutes les connaissances qu’il a récoltées dans la foulée sur la technologie du e-ink (qui est hyper propriétaire et opaque si tu te demandais), c’est un trésor, je vais encore perdre quelques années de vie à fouiller là-dedans. Je partage mon malheur, hein, va savoir ce que tu pourrais en faire.
Bon, j’suis allée chez l’ophtalmo parce que je devais plisser les yeux pour voir l’heure sur la machine du salon et alors c’est confirmé je vois moins bi… mieux? Attends, hein? Comment ça je vois mieux?
Alors l’histoire, bon, je savais déjà, j’ai tendance à accomoder aux tests subjectifs (tu sais, quand le docteur il te dit « et là, vous voyez mieux ou moins bien? » en changeant les lentilles). Je sais pas exactement ce que je fais ni pourquoi, mais à la fin du processus je me retrouve toujours avec une correction beaucoup trop puissante pour mon défaut. Eh ben apparemment, ça fait six ans que je me traîne des lunettes trop fortes pour moi. Voilà voilà.
Bon mais alors pourquoi je dois plisser des yeux pour lire l’heure? Bah mon astigmatisme il s’est aggravé elle a dit la dame. Mais attends attends c’est pas fini.
Mon astigmatisme il s’est aggravé parce que j’ai une infection des paupières. Si si, apparemment c’est un truc, t’as les paupières infectées ça te déforme la cornée, me demande pas je suis pas ophtalmo, déjà je savais tellement pas que les infections aux paupières étaient un truc que j’avais même pas remarqué que j’en avais une. Donc un mois et demi de pâte à l’antibio en local avant de refaire les tests parce que je peux jamais rien faire comme tout le monde, putain.
Bon au moins pour une fois dans ma vie on va pouvoir vraiment savoir comment je vois pour de vrai, j’imagine? Tellement je suis une femme mystérieuse que même moi je comprends pas.
Un type sur reddit avait tout juste acheté une Elna Supermatic et sa table était explosée alors je lui ai dit que j’avais modélisé une table de rechange à imprimer en 3D il m’a dit merci trop bien, je peux mourir tranquille, j’ai fait un truc complètement obscur et hyper spécialisé qui a rendu service à au moins une personne, t’imagines pas la fierté et le sentiment d’accomplissement
J’ai commandé de la laine fluffy multicolore à tricoter et des yeux de peluche. Je dis ça, je dis rien.
Obsédée par sa quête d’un agenda-qui-fait-aussi-carnet-de-dessin-bullet-list-et-petit-carnet-pour-écrire pour mettre un frein à la multiplication des calepins et alléger le sac à dos, elle découvre avec enthousiasme le format « traveller’s notebook ». Et avec une immense perplexité le monde du scrapbooking.
Ca sonne un peu comme un accident où un marching band serait rentré dans un prédicateur, tout le monde est un peu secoué et vachement en pétard, j’aime bien
Oh la vache oui il est incroyable ce nouvel album de Adult Jazz. Et moi qui craignais que le groupe n’ait splitté, en fait non ils mûrissaient leur merveille suivante, et je suis contente qu’ils m’aient fait poireauter autant. On a de la rythmique déstabilisante directement en ouverture de l’album sur bleat melisma avec toujours ce voice work incroyable de fausset qui emprunte quelques techniques au yodel, probablement sans le savoir parce que je sais reconnaître un chanteur naturel et s’il y en a un dans ce monde c’est bien lui, c’est tellement étonnant ce mélange de guturalité et de bending extrême sur cette voix toute haut perchée et tellement puissante, pfou.
y-rod me rappelle à l’ordre : on est pas là que pour rigoler, on a affaire à des musiciens accomplis qui savent donner vie à un univers avec une volée de notes et on attend de moi que je sois entièrement là pour l’explorer.
Marquee est sans doute mon plus gros coup de foudre – je vois pas trop pourquoi, entre ces notes de contrebasse labiles et la discrète présence de PEUTITS PEUTITS POLYRHYTHRNMMMMNEHS en plus c’est entraînant et un peu oublieux, le genre qui te fait regarder dans le vide en bas à droite avec un grand sourire con, tout en restant très accessible.
Et on finit sur I was surprised qui traine en douceur jusqu’à une montée en apothéose lyrique et épique, en notes pures soutenues à faire frissonner, accompagnée d’une orchestration qui rappelle un peu les meilleurs moments d’Owen Pallett ou de Kishi Bashi, des bandes-sons parfaites pour te balader dans les rues de ta ville le port conquérant, l’alignement loyal-con et le cœur gonflé d’espoir et d’optimisme.
L’album me plaît moins que Gist Is, sûrement parce qu’il m’avait complètement désarçonnée et que maintenant je n’ai plus la surprise de la découverte de cette voix insensée ni de leur écriture à l’air faussement maladroit qui sous couvert de se casser la gueule partout se lance sans en dire la couleur dans un jeu d’équilibriste subtil et périlleux, avec à la clé cette sensation pour l’auditeur de se faire balader comme une balle magique dans un sèche-linge rempli de petites percussions et de divers machins qui font pouet, mais par un obscur miracle, c’est musical et cohérent. Il prend beaucoup plus de risques au niveau de la structure des compositions, de la complexité des harmonies, et paradoxalement, j’en retire l’impression d’un ensemble plus simple, moins abscons, que je peux mentalement plus facilement rapprocher d’autres genres nettement classifiés (et je suis surprise de penser « RnB » souvent), il est donc sûrement plus facile à écouter pour quelqu’un qui découvrirait le groupe. Mais peut-être que c’est juste moi et mes perceptions un peu cassées.
T’as vu? C’est du softshell. C’est imperméable et ça tient chaud. Ça veut devenir une veste de vélo. J’ai pas pu m’empêcher.
J’ai passé ma soirée d’hier à trier et renommer les dossiers dans mon vieux répertoire de musique en lançant un album par-ci par-là dans la foulée et j’ai lancé UP de Peter Gabriel et je me suis rappelé pourquoi et à quel point le Vieux Loup fait figure de sensei dans mon parcours musical. C’est si inventif et décomplexé, et cette voix ‘husky’ et si écorchée, bons dieux, je fonds. L’album parle de deuil, et plus généralement de surmonter les difficultés que la vie fout en travers de notre chemin. De l’étonnamment brutal ‘Darkness‘ à ‘The Drop‘, ce chant à fleur de peau éclaire une voie que sa sincérité rend si facile à suivre et emprunter à son tour, permettant une libération de nos propres émotions, par catharsis. Cet album est une bouée de sauvetage, parsemé de mantras libérateurs qui s’imprimeront forcément quelque part, dont on peut faire ses compagnons de route : « I have my fears but they do not have me », « I keep moving to be stable ». Historiquement c’est ‘Signal to noise‘ qui me prend aux tripes (je veux dire, voice work, meaning… et ce changement de mode vers la fin qui change tout à la signification de toute la chanson en deux notes de violon), mais cette fois-ci c’est ‘More than this‘ qui m’apporte exactement ce dont j’ai besoin.
Musique classée de Z à R. Plus que 3/4 du dossier à nettoyer. Gnnnn.
(je l’ai déjà évoqué viteuf sur mastodon mais) la semaine dernière, mon chat Murai s’est fait renverser par une bagnole alors qu’il me suivait pour la promenade du chien et qu’il a décidé de traverser la route sur une impulsion chelou comme un connard. Connard aussi, le mec, qui a vu, freiné, s’est arrêté quelques secondes, et a décidé de se casser plutôt que de s’arrêter pour par exemple aider à retrouver le chat et l’amener chez le véto, malgré moi qui hurlais de peur. Les gens sont merveilleux, dis donc. Enfin, petit tour de nuit chez le véto, la peluche va bien, une bande de poils arrachés sur une patte arrière, deux griffes cassées, un petit miraculé. Il est beaucoup plus pantouflard et câlin, maintenant.
Et puis mardi soir, en allant me balader dans les bois, mon chien a emprunté un chemin tout glacé, sur un itinéraire tout à fait connu de nous et qui habituellement ne présente pas de danger particulier. Sauf que, j’étais pas au courant, mais il y a eu des travaux de terrassement qui n’étaient pas signalés sur le terrain, le chemin n’était pas condamné, mais ce qui était habituellement un chemin et que j’ai pris pour une surface gelée était en fait une goulotte d’un bon mètre de profondeur remplie d’eau marécageuse. Après qu’il a trottiné insouciamment sur la glace pendant une quinzaine de mètres, elle a finalement cédé sous son poids, près du bord de l’étang, et mon chien s’est retrouvé avec l’arrière-train dans l’eau gelée, les pattes avant qui glissaient sur la glace, incapable de trouver assez de prise pour soulever son poids.
Je ne pouvais pas faire le tour pour revenir le chercher, donc j’ai essayé de passer par la bande, mais la terre autour de la goulotte avait aussi été retournée et je me suis embourbée jusqu’à la taille. Heureusement j’étais avec un pote qui a réussi à m’aider à sortir de là sans se foutre dedans aussi. On a essayé de péter la glace avec des bûches qui traînaient autour, miraculeusement trouvé une planche pour faire un peu appui sur la glace et ne pas risquer de s’embourber dans le fond de la goulotte, et mon pote, qui m’a empêchée de me lancer dans l’eau sans réfléchir pour aller récupérer mon chien qui commençait à hurler de désespoir, a patiemment avancé sur la planche en pétant la glace et ramené Pico – qui, voyant ses appuis disparaître, était en train de partir dans l’autre sens pour se sécuriser sur un autre pan de glace – sain et sauf vers le rivage, où j’ai finalement pu le porter jusqu’à la terre ferme.
Envie de hurler « ne m’interdisez jamais de faire n’importe quoi pour sauver mes petits », je pouvais pas rester tranquille en entendant mon chien paniquer, j’aurais jamais supporté de le regarder couler sans rien faire, c’était certainement beaucoup plus raisonnable de la part du pote mais insoutenable pour moi. Pico a passé sa soirée à alterner entre gémir doucement, roupiller et avoir des bursts de folie à courir partout pour faire sortir l’adrénaline. Moi j’ai pas vraiment dormi, trop occupée à me rejouer le film en lui trouvant les pires issues possibles et me torturer avec.
Enfin. Tout le monde est sain et sauf. Tout le monde va bien.
En train de pouiller ‘While waiting‘ qui est un jeu eeeeuh un puzzle game j’imagine? Je savais pas trop si ça allait me plaire en voyant le trailer, j’avais des doutes sur l’esthétique (quand j’ai le moindre hint de « jeu flash » je stall, je joue pas à hollow knight à cause de ça, ouiiii je sais je suis un petit caca j’ai rien compris haïssez-moi), je savais pas trop à quoi m’attendre avec le gameplay, et je ne peux pas trop en dire plus parce que… ben c’est que c’est difficile à décrire en fin de compte. Au final c’est un jeu hyper drôle, souvent meta, souvent plus exigeant qu’il en a l’air, mais pas parce que c’est un « jeu dur » qui demande beaucoup de skills, plutôt parce qu’il pousse constamment à penser en-dehors des cases. Je recommande ++.
Much music, plenty videogames, a pinch of trauma, and just the right amount of groundshaking poetry.
Oh, tiens, Adult Jazz a sorti un nouvel album (il y a presque un an en fait je suis à la ramasse dis donc), j’en connais une qui va chialer.
Postulat férocement rejeté
Allée voir un concert au format « midi relax », des spectacles où tu peux te pointer avec ta bouffe, et voulus inclusifs : les enfants qui font du bruit sont bienvenus, ainsi que les adultes qui ont un comportement inhabituel, la porte reste ouverte en cas de besoin de sortir en plein milieu (et de revenir et de ressortir)… Le concert était chouette, un mec avec une basse, un mec-aux-pédales-à-effets et au micro, et un mec qui dessine. C’est joli, un mec qui chante, quand même. Et le mec avec la basse faisait des arpèges. Les enfants-qui-crient ça chie pas en fait quand tu t’y attends. J’ai pensé aux personnes-à-comportement-inhabituel, quelques souvenirs sont remontés, j’ai eu une bouffée de reconnaissance qu’au moins un évènement culturel existe où l’opprobre ne tombera ni sur la personne ni sur ses accompagnants. Chouette format, merci d’y avoir pensé.
En fait le paracord c’est un peu à cheval entre le macramé et le bracelet brésilien, mais comme c’est du PARACORD et que c’est pour mettre sur des COUTEAUX et pour fabriquer des BRACELETS TACTIQUES comme dans MAD MAX, c’est pour les GARÇONS
Et sinon, je t’ai dit que On-gaku c’est vachement bien? Même que j’ai commandé le blu-ray. Oui parce qu’il est super difficile à trouver en format numérique, en fait. Il va pouvoir rejoindre mon immense collection de au moins 12 trucs sur supports physiques. Genre, il fera très bien entre le Seigneur des Anneaux de Bakshi et l’édition limitée d’Amnesiac avec sa carte de prêt.
D’ailleurs, tu savais, toi, que Thom Yorke il a un frère? Ben ouais, il a un frère. Qui chante (extrêmement bien) et qui compose de la musique, aussi. Je m’en suis souvenu en tombant dessus sur ma vieille microSD du lecteur audiophile. Y a sûrement un truc très intelligent à dire à propos de ça.
Y a mon ex qui lit en ce moment « Everything your girlfriend ever told you but I’m Adam Savage so you’ll listen to me instead » par Adam Savage, et maintenant il me parle de Adam Savage tout le temps. Mais t’as qu’à l’épouser, Adam Savage, si tu l’aimes tant!
Ah non pardon, le titre du livre c’est « Every tool is a hammer – life is what you make it ».
C’est bien, il paraît.
D’ailleurs ça me fait me demander si des fois je devrais pas partager des playlists ici. Est-ce qu’il faut que je fasse des playlists? Il faut que je réfléchisse à partager des playlists.